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Photo de bunkers à moitié immergés

Les caillebottis traversant la dune du côté du Pilat

Vue de nuit du bassin et de ses parcs à huîtres

La fixation des dunes, la grande forêt et la révolution industrielle

L'Aquitaine est passée d’une végétation de toundra et de Pins sylvestres à une lande humide, improductive et dangereuse, avec quelques forêts mixtes. La fixation des sables et le drainage des marécages est l’une des dernières étapes qui bouleversera définitivement la région.

Une ripisylve, une forêt en bordure d eau Au Moyen Âge, le triangle des Landes de Gascogne, du Médoc au Pays Basque, formait une vaste plaine à lande humide, où il était plus aisé de se déplacer en échasses. Quelques villages, installés aux bords des cours d’eau, vivaient isolés au milieu des marais. Ces marécages étaient hostiles et insalubres. La pélagre – une espèce de « palu » local –, et autres maladies transmissibles par les moustiques y faisaient des ravages. Il était facile de s’y perdre et d’y tomber malade. Les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, redoutaient ce passage, avant l’ascension des Pyrénées, pour rejoindre la Corogne en Espagne. Il fallait affronter les brigands et les loups, les sables mouvants et la fièvre, en évitant de se perdre dans ce pays de légendes et de sorcières. Tout au long de leur pèlerinage, des sources landaises dédiées à un saint protecteur ou guérisseur leur permettaient de reprendre des forces et du courage. Certains pèlerins venus d’Angleterre, de Bretagne et de Hollande, préféraient parfois prendre le bateau, depuis le Médoc pour la Galice, afin d’éviter les marais et la montagne; avant de voir le tombeau de celui qui aurait connu le Christ.

La pinède aquitaine partir du XVe siècle, jusqu’à la Révolution française, les sables, déposés sur les plages par les courants, puis repris par les vents dominants d’ouest, envahissaient l’intérieur des terres; notamment aux XVIIe et XVIIIe siècles, où de grandes quantités ont été déposées par la mer sur le littoral aquitain. Les « passes » du Bassin d’Arcachon étaient largement obstruées par le « banc de la Pile », et les dunes avaient recouvert les villages de Soulac, de Lège, du Porge et de Biscarosse. L’église de Soulac, au nord du département, s’est retrouvée sous les dunes, et il n’en restait d’apparent que la croix du clocher, à laquelle le bétail était accroché lors du marché local. Aujourd’hui libérée des sables, il reste sur la croix, au sommet, les anneaux avec lesquels on attachait les bêtes. Lège fut déplacée à plusieurs reprises, en 1440 et 1660, face à la progression des sables. Un ingénieur des Ponts et Chaussées tenta, sous l es directives du roi Louis XVI, de fixer les sables côtiers, afin de stopper l’avancée des dunes. Ces premiers essais, commencés en 1782, furent réussis, avant que les travaux ne soient momentanément interrompus par les troubles de la Révolution.

Bois de production Sur les côtes, les sables continuaient d’envahir les terres, tandis que plus sur le continent, les marécages rendaient le pays insalubre. Quelques décennies plus tard, on reprit les travaux de fixation des dunes; et sous Napoléon III, on transforma les marécages en forêts de pins. En pleine révolution industrielle, Napoléon III développa de nouvelles économies locales, et fit planter une jeune forêt de Pins maritimes, pour la sylviculture, l’industrie de la pâte à papier et l’exploitation de la résine.

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Oyas lugue

Les steres de bois installées par les hommes

Carte postale ancienne du premier tramway du Bassin

Cours d'eau et sous bois