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Une partie de l’estran
est occupée par les ostréiculteurs, et plusieurs
bancs sont accessibles par les estivants. Seule une partie du
Banc d’Arguin est en protection intégrale,
permettant à la faune et la flore d’y évoluer
en toute tranquillité. Plusieurs îlots, émergés en
permanence, sont colonisés naturellement par une végétation
dunaire, et constituent un lieu privilégié, sans prédateur,
pour la nidification des oiseaux.
En 1966, une colonie de Sternes
caugeks, oiseaux blancs au bec et au front noir, s’est
installée au Banc d’Arguin pour nicher. L’avenir
de ces bancs de sable va en être totalement modifié;
jusqu’alors fréquentés par les plaisanciers,
ces îlots vont devenir un site protégé, sous le
statut de réserve naturelle. La sterne est un
oiseau pêcheur très efficace, au corps effilé; elle
vole le long du littoral à quelques mètres de hauteur, se
laisse tomber dans l’eau comme un caillou et plonge pour attraper
ses proies. Elle se régale de petits poissons comme les équilles,
les lançons ou les athérines.
Les sternes nichent à même le sol, rapprochées les unes des autres dans une petite excavation sur le sable, sur la partie la plus haute du banc. En 1974, 1800 couples y nichaient, et, en 2004, on dénombrait 4288 nids. Chaque année, lors de la migration printanière, une des plus grandes colonies d’Europe vient se reproduire sur la réserve naturelle. Le banc du Matoc, où elle s’installe régulièrement, a bientôt fini son cycle, se rapprochant de la « grande dune », et va bientôt disparaître. La colonie de sternes voit la surface disponible pour sa nidification se réduire chaque année. Que deviendra-t-elle? Y aura-t-il d’autres nids? L’avenir nous le dira!
Les Huîtriers pies, limicoles imposants, au long
bec rouge aplati et au plumage noir et blanc, sont en partie sédentaires.
Ils nichent en couples isolés – autour de la colonie de sternes, un peu
partout sur la réserve – dans des cuvettes creusées dans le sable.
Des passereaux, comme la Bergeronnette grise et le Cochevis huppé, vont
aussi se reproduire, mais de façon plus discrète, dissimulés
dans les touffes de végétation.
Tout un ensemble de différentes espèces d’oiseaux migrateurs vient se rajouter à cette population printanière et estivale. Pratiquement toute l’avifaune (les oiseaux) de l’Europe septentrionale va passer sur nos latitudes, au cours des deux migrations annuelles. Certains oiseaux resteront tout l’hiver, d’autres ne seront que de passage; il est tout à fait possible d’observer, au-dessus du Banc d’Arguin, un Héron pourpré, un Faucon pèlerin ou encore un Hibou des marais, de passage en migration
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