Aller au menu - Aller au contenu

Vous êtes ici : Accueil > Le Bassin d'Arcachon > Les passes et le parcours du sable

Un bateau de pêche nommé le Gascon

Une vue satellite du Bassin et des affluent de la Leyre

Barques et cabanes au second plan

Les passes et le parcours du sable

Tout au long de notre histoire, l’accumulation des sables sur le littoral a façonné une presqu’île de charme. Aujourd’hui, la mer, les courants et les vagues réalimentent régulièrement nos belles plages en sable. En période estivale, il sèche vite et se stocke sur la côte océane, tandis qu’en hiver les plages se réduisent et subissent l’érosion. Les sédiments sont régulièrement déposés sur les deux cent vingt kilomètres du littoral atlantique

le parcours du sable En arrivant du nord du département par la « dérive littorale », le sable, brassé entre les courants du Bassin d’Arcachon et l’océan Atlantique, se retrouve à la pointe du Cap Ferret. Le courant du jusant, à marée descendante, vide le Bassin aux deux tiers et s’oppose aux vents dominants, à la houle atlantique et au courant littoral. Toutes ses forces vont déplacer les sédiments en suivant une orientation Sud/Est.

En effet, le sable, pris entre les éléments naturels, s’agglutine en bancs, et traverse l’entrée du Bassin pour venir s’échouer sur les plages du Pilat. Il se déplace selon une fréquence approximative de soixante-dix à quatre-vingts années, pour traverser de la pointe du Cap Ferret vers le Sud de la dune du Pilat. Les « passes », par lesquelles circulent les flux et les courants entre l’océan et la lagune, évoluent au fil des années, au même rythme que les bancs de sable.

Passe Une passe se forme au nord de l’entrée – à la pointe du Cap Ferret –, glisse vers le sud et devient médiane, pendant que la passe sud s’ensable et disparaît. Une nouvelle passe se reforme au nord, et le mouvement continue dans un équilibre surprenant, où les énergies et les forces s’opposent. Le sable se déplace en général au rythme des deux couloirs d’entrées de la lagune, la « passe nord » et la « passe sud ».

C’est le fameux et imprévisible goulet d’entrée du Bassin d’Arcachon, qui a surpris les plus expérimentés; car ici le danger évolue en permanence et n’est jamais le même. Que ce soit l’orage du mois d’août qui surprend les vacanciers, paisiblement installés au Banc d’Arguin, ou une houle d’hiver démontée qui bloque les pêcheurs au large, personne ne peut prétendre, sans un minimum d’humilité, défier les éléments dans ces conditions extrêmes.

La pointe du Cap Ferret, les passes, les bancs de sable et la dune du Pilat font partie de la même dynamique et d’un même ensemble, lesquels sont surveillés et étudiés par différentes cellules scientifiques

Baïnes Tout le long des plages océanes, le sable, la houle, les courants et les marées participent à la formation de baïnes. Ces cuvettes d’eau, emprisonnées par des bancs de sable, sont très dangereuses et assez communes sur le littoral. Un puissant courant sortant bloque à quelques mètres du bord le baigneur qui se fatigue et se noie. Pour ceux qui préfèrent rester au bord de l’eau, attention aux vives; ces poissons, aux épines dorsales venimeuses et très douloureuses pour l’homme, se dissimulent légèrement enfouies sous le sable au niveau des baïnes. En cas d’accident, il suffit de plonger la zone piquée dans l’eau ou le sable chaud, pour diluer le venin et calmer la douleur.

Thèmes connexes :

puce relative à la rubrique viséeLa formation du Bassin d'Arcachon

La dune du Pyla

puce relative à la rubrique viséeÉrosion et trait de côte

Escalumade

Pylagros

Une trace dans le sable

Une formation sableuse typique due aux marées