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Les plantes, les champignons et les pins, vont abriter de
nombreux insectes, dont certains sont xylophages, comme les
termites, les charançons, les scolytes et les larves
du grand capricorne, qui se régalent du bois. La plus
grosse fourmi européenne, la Fourmi charpentière,
colonise de grosses souches de pin, sous le regard avisé
des cigales, camouflées le long des troncs pour se nourrir
de la sève. Le Mélampyre des prés, une plante
semi parasite, assez commune, abrite un papillon – le Mélité
du mélampyre – qui ne peut survivre sans elle; il en est de même
pour le pin, avec sa célèbre Chenille processionnaire. Chacun
garde en mémoire ces longues files indiennes de chenilles colorées,
qui descendaient des pins pour venir faire leurs chrysalides sous le sable.
Les pinèdes sont des forêts suffisamment ensoleillées
pour réchauffer le sol et permettre aux chenilles de se métamorphoser.
Elles deviennent papillons pour assurer la reproduction et ensuite mourir à
la fin de l’été. Ses poils urticants positionnés sur toute
la partie supérieure du corps la protègent des prédateurs.
Le contact de ses poils invisibles et volatiles, agresse notre peau, qui laisse
apparaître de grosses boursouflures irritantes. Pour certaines personnes
allergiques, les réactions peuvent êtres rapidement plus inquiétantes.
Face au tourisme, et la population locale se développant, il fallut trouver une
solution pour le confort de tous. Les chenilles ont alors régulièrement été
parasitées par un bacille (Bacilius turinginsis) répandu par hélicoptère.
Leurs populations ont considérablement diminué, au grand désarroi de la Mésange
charbonnière qui s’en régale.
Tous les champignons et les insectes parasites de la pinède,
dont nous n’avons pas parlé, participent à
développer des maladies qui présentent aujourd’hui,
avec les incendies, les principales menaces pour la forêt.
Par l’uniformité de la forêt des landes, ces épidémies
se propagent et se développent rapidement.
En effet, le Pin maritime, très sensible aux
maladies cryptogamiques, développe des symptômes,
dont certains sont faciles à reconnaître,
comme les « balais de sorcière »,
qui forment des amas concentrés d’épines
de pins souvent sphériques, positionnés sur les
branches. Ces derniers sont le résultat de l’attaque
d’un champignon qui crée un développement anarchique
des cellules. La « maladie du rond » et la « fumagine »,
vont ralentir la croissance des différentes
essences forestières, et si l’arbousier
résiste à la fumagine, d’autres fragilisés finiront par mourir.
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