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Orchidée Serapias Lingua

Une hippocampe

l'escargot de mer du Bassin

La faune des dunes

Autour de ces plantes originales, il existe toute une faune dunaire particulièrement adaptée à la vie sous le soleil. De nombreux insectes vivent enfouis dans le sable, à l’abri de leurs prédateurs, dont la plupart sortent de la forêt. Les insectes dissimulent leurs larves dans les racines des plantes ou sous le sable. Le Hanneton foulon (Polyphylla fullo), un des plus grand coléoptère de nos latitudes, avec ses quatre centimètres de long, vit à l’état de larve, pendant près de trois ans, dans les racines de l’oyat. Deux grands hyménoptères exceptionnels, cousins des guêpes, planent au-dessus des dunes. Le plus grand d’Europe, la Scolie maculée (Megascolia maculata), est une sorte de gros frelon inoffensif, tandis que l’Ammophile hérissée (Ammophila hirsuta) est une grande guêpe sombre qui paralyse les chenilles et les ramène dans son terrier pour nourrir ses larves.
On trouve aussi la larve du fourmilion (Myrmeleon inconspicuus) qui prépare ingénieusement un piège en forme d’entonnoir dans le sable, où elle attrape les insectes de passage, après qu’ils aient glissé au fond du gouffre. Il existe également un coléoptère bousier endémique (Thorectes sericeus), spécialisé dans la récupération des crottes de lapins.

En plein été le sol peut monter jusqu’à cinquante degrés, alors, certains comme les Escargots des dunes, préfèrent le quitter et s’accrocher en hauteur. Ils restent ainsi ventilés par les brises marines, sur les feuilles d’oyats ou d’armoise, en formant de belles cibles pour les oiseaux de passage. Le Pélobate cultripède (Pelobates cultripes), un crapaud nocturne et fouisseur, préfère quant à lui se dissimuler en profondeur pendant la journée, évitant ainsi le poids écrasant de la chaleur. Inexistant sur le Bassin d’Arcachon, on le trouve plus au Nord (Médoc, Charente Maritime et Vendée) de même qu’au Sud (Landes et Pays Basque), ainsi qu’en Méditerranée.
Toute cette vie va faire le bonheur des musaraignes, hérissons et lézards, dont le plus grand d’Europe, le Lézard ocellé (Lacerta lepida), peut mesurer de soixante à quatre-vingts centimètres de long. Il est tacheté de vert sur pratiquement tout le corps, parsemé d’ocelles bleus sur les flancs. Essentiellement diurne, il prend discrètement le soleil nécessaire à son énergie vitale, tout en se protégeant des rapaces. Il court très vite, se dressant sur ses pattes la queue relevée, et peut grimper aisément sur les arbres ou les rochers.

Un lezard vert Dès le crépuscule, la faune indigène s’anime et sort de ses cachettes, devenant la cible des rapaces nocturnes. « L’effet lisière», entre la forêt et les dunes, est propice à la vie et à la biodiversité. Cette frontière entre «deux pays» ou «deux mondes» facilite les échanges et la prédation. Les lapins et campagnols «galopent» dans les dunes, pendant que les mustélidés remontent la lisière et chassent les rongeurs. Le renard, s’il n’arrive pas à surprendre ses proies favorites, va, en perpétuelle quête de nourriture, manger les poissons et les oiseaux morts, sur la plage. De vieux sangliers solitaires vont apprécier des bains dans l’océan, quand ils ne sont pas occupés à labourer les chemins et la forêt, ou à se débarrasser des parasites dans la boue. Très bons nageurs, ils affrontent les vagues atlantiques, parfois même en plein jour, devant les touristes et les baigneurs.

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Une Orchidée Epipactis palustris