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Bien des espèces animales arrivent ici pour retrouver de meilleures conditions de vie. Chaque automne, la majestueuse
Spatule blanche arrive, depuis l’Europe du Nord, pour hiverner vers le fond du Bassin; on peut l’observer,
entre autres, dans les zones endiguées du domaine de Certes. Elle se nourrit en fouillant les eaux avec son long bec –
large et aplati sur l’extrémité – qu’elle balance latéralement, en le laissant ouvert.
Elle se déplace ainsi sur ses longues « échasses », et dès qu’elle sent une proie,
elle referme aussitôt son bec. Ce réflexe est l’un des plus rapides du monde animal. Par ailleurs,
une population assez nombreuse de Cigognes blanches, en provenance du Portugal, niche régulièrement au
parc ornithologique du Teich, et vient, aux cotés des Grandes aigrettes et des spatules, embellir le fond du Bassin.
Les rapaces* sont nombreux à croiser par ici; ils profitent des courants chauds pour traverser
les Pyrénées, accompagnant leurs proies lors de la migration. Le plus facile à
observer est le Milan noir, un charognard sombre à la queue en forme de « V »,
qu’il manipule, tel un gouvernail, jusqu’à 90°. Après un long voyage
depuis le Moyen-Orient et l’Afrique équatoriale, il est l’un des premiers
arrivés et sillonne le bord des routes, les prairies et les fossés à la
recherche de sa nourriture.
La Buse variable, présente toute l’année, voit, depuis son perchoir,
ses congénères lui voler au-dessus, tandis qu’elle reste vigilante sur
son affût, prête à fondre sur une proie. De nombreux faucons et busards
survolent la forêt, tandis que le Balbuzard pêcheur guette ses victimes au-dessus
des étangs. Le grand Circaète Jean le blanc, rapace chasseur de serpents, est
plus difficile à observer car il plane à des hauteurs parfois assez élevées.
Quand les grues et les oies arrivent à leur tour, en direction du sud – bien après
les rapaces –, l’hiver se profile, et les chants vont s’estomper en attendant le prochain printemps.
Certains papillons, dont le Vulcain ou la Belle dame, ainsi que de nombreuses libellules, prolongent leur
existence à la fin de l’été, cherchant davantage de soleil vers le sud.
Au printemps, les tortues marines suivent, jusqu’au niveau de nos côtes, les méduses
qui se laissent porter entre deux eaux par
le Gulf Stream.
En plein hiver, ce sont les civelles** qui viennent nous rendre visite; elles ont besoin de l’eau douce
des rivières
européennes pour vivre leur phase d’adulte. Elles se regroupent devant les estuaires, avant de
remonter les cours d’eau
pour terminer leur croissance. Elles sont alors pêchées avec des filets à fines mailles
le long du canal des Etangs et
de l’estuaire de la Gironde. D’autres poissons, comme les rougets, passent chaque année
pour se reproduire dans le
Bassin d’Arcachon; la progéniture de ce dernier, le fameux « vendangeur », quitte l
a lagune fin septembre,
dès les premiers refroidissements des eaux du Bassin.
Tous ces flux d’animaux en « transhumance » sous nos latitudes – poissons, insectes
et oiseaux – savent parfaitement
où trouver de meilleures conditions de vie, soit pour se reproduire et élever leurs petits,
soit tout simplement pour survivre.
Faucon hobereau (Falco subbuteo), Faucon émerillon (Falco columbarius), Faucon crécerelle (Falco tinnunculus), Faucon pèlerin (Falco peregrinus), Busard cendré (Circus pygargus), Busard Saint Martin (Circus cyaneus), Bondrée apivore (Pernis apivorus), Milan noir (Milvus migrans), Milan royal (Milvus milvus), Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus), Circaète Jean le blanc (Circaetus Gallicus), Autour des palombes (Accipiter gentilis), Hibou des marais (Asio flammeus), Hibou moyen-duc (Asio otus).
Buse variable (Buteo buteo), Epervier d’Europe (Accipiter nisus), Chouette hulotte (Strix aluco), Chouette chevêche (Athene noctua), Effraie des clochers ou Dame blanche (Tyto alba).
Ce sont de jeunes anguilles qui nous arrivent de la mer des Sargasses dans les Caraïbes, où les anguilles adultes se reproduisent avant de mourir.
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