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Une rainette

Orchidée Serapias Lingua

Les mollusques

Trois grandes « familles » de mollusques* se côtoient dans les eaux du Bassin d’Arcachon: les céphalopodes (cephale: tête; podos: pied) comme les pieuvres, calmars et seiches; les gastéropodes gaster: estomac; podos: pied) comme les bulots et les bigorneaux; et les lamellibranches ou bivalves (bi: deux; valvae: battant de porte) comme les huîtres et les moules. Il y a ceux qui fabriquent leur coquille, comme les bivalves et les gastéropodes, et ceux qui n’en ont pas comme les poulpes.

Oeil du poulpe Depuis près de trois cent millions d’années, ces animaux au corps mou ont développé tout un panel de techniques de défense et de prédation, impressionnantes d’efficacité et de longévité. Consommés par les hommes depuis toujours, ils font partie des premiers aliments pêchés. Leurs étranges « carapaces »** ont, elles aussi, toujours fasciné par leurs formes et leurs couleurs. C’est pourquoi, les coquillages ont rapidement été utilisés par les hommes comme outils, trésors, monnaie d’échange, ornements, et symboles spirituels. Les mollusques, aux comportements radicalement opposés, sont nombreux à être prédateurs. Certains sont brouteurs (les bigorneaux), d’autres filtreurs (les moules), mais la plupart des gastéropodes chassent à la recherche d’une proie, comme par exemple, le Cormaillot perceur, un redoutable prédateur de l’huître.

Les « gastéropodes »

sont des « escargots de mer » se déplaçant grâce à leur pied ventral, en portant leur maison sur le dos. La natice, qui se régale des coques, peut tout à fait glisser sous le sable pour les déloger de leur cachette et se cramponner à elles; la radula, sa langue râpeuse, perfore alors la coquille du bivalve pour y glisser ses sucs digestifs, avant d’avaler la « soupe » nutritive. Certains gastéropodes attaquent les anémones, les éponges et autres animaux sous-marins, ou peuvent aussi se dévorer entre eux.

Les « nudibranches »

Doris cantabrique de la classe des gastéropodes, n’ont pas de coquille, et ressemblent à des limaces de mer; à l’image du Doris cantabrique. D’autres, les techtibranches, dont le plus gros, présent sous nos latitudes – l’aplysie ou Lièvre de mer, localement appelé « pisse vinaigre » – nage parfois en pleine eau, quand il n’est pas occupé à consommer les algues et les zostères.

Les « bivalves »

souvent dissimulés sous le sable ou la vase, avalent et recrachent l’eau à l’aide de deux tubes – l’un qui aspire et l’autre qui rejette –, récupérant ainsi l’oxygène et la nourriture nécessaires à leur survie. C’est la raison pour laquelle on recherche, à marée basse, deux petits trous dans le sable, pour pêcher les couteaux. Les tarets sont des lamellibranches ressemblant à des vers, qui creusent des galeries dans le bois flotté ou submergé; l’animal s’y protège dans un long tube calcaire, que l’on peut observer dans les fragments de vieux bois échoués dans la laisse de mer.

Les « céphalopodes »

Une seiche sont les rois du camouflage et de la chasse à l’affût, comme les poulpes qui se dissimulent dans des trous au milieu des rochers, pour surprendre leurs proies. La seiche, elle, peut prendre les couleurs de son milieu naturel; véritable caméléon, elle reste immobile sans effort, grâce à son squelette interne qui joue le rôle de flotteur et que l’on retrouve sur les plages après la mort de l’animal: l’os de seiche, de couleur blanche.

Dans le Bassin d’Arcachon les espèces de mollusques sont nombreuses, et l’on peut récolter les différentes coquilles (les coquillages) des animaux suivants:

Côté Bassin :

des hydrobies, des littorines (bigorneaux), des gibbules, des troques, des patelles, des ormeaux, des crépidules, des pourpres, des Cormaillots perceurs, des Nasses réticulés, des coques, des dosines, des couteaux, des Amandes de mer, des palourdes, des huîtres, des moules, etc.

A l’océan :

des dentales, des Tellines papillons, des donaces (langagnons), des natices, des janthines, des turritelles, des mactres, des bucardes, des Pieds de Pélicans, des pétoncles, des vernis, des praires, des vénus, des porcelaines, des actéons, des Anomies pelure d’oignon, des lutraires, des pholades, etc.

* L’embranchement des mollusques est divisé en cinq classes. Nous parlons ici des trois principales, celles qui nous sont les plus familières. ** Coquille en sel de calcium, sécrété par l’animal à partir des minéraux présents dans l’eau, et cela afin de le protéger.

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