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Les yukas en bordure de dunes

Un pin maritime sur dune

Un stockage de bois coupé en forêt

Une grande forêt de production

Tout au long du XIXe siècle, les pins vont pousser sur le littoral, pour fixer les sables et lutter contre l’érosion. Mais vers l’intérieur des terres, les problèmes dus à l’insalubrité des marais commençaient à poser des soucis à l’Etat, qui ne rentabilisait pas cette région, jusqu’à présent hostile. A cette même période, l’ingénieur Chambrelent expérimentait ses techniques d’assèchement des marais; et, sous l’impulsion de Napoléon III, il adapta ses travaux à toute la lande aquitaine.

La plaine des Landes de Gascogne, marécageuse, est alors drainée dans un premier temps, par le biais de grands fossés nommés « crastes », qui récupéraient les eaux de pluie et de ruissellement. L’eau, ainsi récupérée par les fossés, était évacuée vers de grands canaux aménagés à cet effet, et se déversait ensuite dans le Bassin d’Arcachon. Il était en effet plus facile d’évacuer des lacs, des étangs et des marais, le surplus d’eau vers le Bassin d’Arcachon; cela permettait d’éviter la lutte contre les sables atlantiques et les dunes littorales. Ces canaux artificiels font aujourd’hui partie du paysage, à l’exemple du « canal des Etangs », où l’on trouve une nature luxuriante et riche de rencontres, entre poissons, libellules, oiseaux et mammifères. Ce dernier était l’ancien tracé du « riou du Porge », une petite rivière sinueuse qui se jetait dans le Bassin depuis les lacs médocains, avant d’être re-profilée, de 1866 à 1871, en un canal linéaire voué à désengorger « l’Etang doux du Médoc », un énorme lac entouré de marais.

Une fois les marais irrigués et drainés, un bornage fut réalisé par l’administration des Eaux et Forêts pour délimiter les parcelles privées de celles de l’Etat. Les parcelles furent ensuite distribuées aux anciens pasteurs, aux communes et à l’Etat. Puis, l’Empereur, par le décret de 1857, imposa à tous les nouveaux propriétaires de planter du Pin maritime. Ce dernier pousse dans le sable, un sol relativement pauvre, et boit beaucoup d’eau, tout en supportant les agressions des éléments naturels. Il possède donc toutes les adaptations et les qualités recherchées par les ingénieurs pour être planté à la place des marais.

La plus grande forêt artificielle d’Europe fut ainsi plantée en quelques décennies, pour s’étendre sur près d’un million d’hectares. La région passe alors d’un paysage agro-sylvio-pastoral à une forêt et une sylviculture intensive. Napoléon III réussit à rendre fertiles, salubres et productifs, ces interminables marais. Au bout de quarante ans, la forêt devint productive, et le bois, acheminé par bateau, fut en partie utilisé comme poteaux de mines, dans le nord de la France et en Grande-Bretagne. On l’employa aussi comme traverses de chemins de fer ou en construction navale, ainsi que pour la réalisation d’habitations. On s’en servait également pour en faire des pilotis et des pavés de rue, car le pin se conserve relativement bien dans l’eau. Le reste du bois devenait matière première dans l’industrie de la pâte à papier, tandis que la résine était transformée en de nombreux produits industriels.

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Plantes spécifiques

Les nombreuses herbes sauvages

la riche végétation autour du Bassin

Un panorama de dune blanche vu depuis la pointe du Cap Ferret