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Un stockage de bois coupé en forêt

Un pin maritime sur dune

Les yukas en bordure de dunes

Les prés salés: un habitat aux multiples richesses

On appelle pré salé cette végétation herbacée et épaisse formée au bord des estuaires et des lagunes le long du littoral, où la vase prend le dessus sur le sable. Associé aux vasières, cet écosystème est riche en plantes originales, adaptées au milieu salin. Ces plantes nous plongent dans un univers « amazonien ». Mais pour croître dans l’eau salée, elles ont réussi à développer des techniques de survie leur permettant de supporter les brûlures du sel. On retrouve ici un écosystème extrême propre aux zones littorales.

Un pré salé Quelques-unes se gorgent d’eau pour diminuer la concentration en sel dans leurs cellules, tout en limitant leur surface au soleil. Ces plantes dites « succulentes » ressemblent à certaines plantes grasses des déserts. D’autres filtrent directement le sel ou l’éliminent en l’évacuant par les feuilles, comme par exemple le tamaris qui a un goût salé. Certaines vont jusqu’à l’amputation; elles sélectionnent une de leurs feuilles, qu’elles saturent en sel, pour la laisser ensuite mourir et tomber. Nombre de ces plantes font partie de la famille des épinards (Chenopiodacées); la Soude arbustive, la Soude maritime et l’Obione des ports ne sont pas comestibles, contrairement à la Bette maritime, l’ancêtre de l’actuelle betterave cultivée. La fameuse salicorne – le haricot de mer –, plus cueillie dans certaines régions voisines, est ici assez répandue. Le Fenouil commun, une grande plante au parfum d’anis, pousse abondamment autour de la lagune, entre autre derrière les prés salés, et pourrait très bien agrémenter une éventuelle « salade du Bassin ».

Le statice commun Le Statice commun – lavande de mer – et l’Aster maritime sont deux plantes exceptionnelles par leur beauté et leur originalité. La première, aux petites fleurs violettes, est assujettie à la cueillette; elle paie le prix de sa longévité après ramassage, de même que l’Immortelle des dunes. L’Aster maritime fleurit plus tard en fin de saison, sous les vols saccadés des oiseaux migrateurs. Ces fleurs roses au cœur jaune constituent des bouquets naturels, regroupés en « îlots » plantés sur la vase, parfois décorées, au gré des marées, par différentes algues et plantes aquatiques. Elles poussent toutes deux à coté de la salicorne, sur les vasières, et se retrouvent immergées deux fois par jour. Lorsque la marée recouvre légèrement les plantes en fleurs, cela donne, vu d’avion, des couleurs et des reflets bleus, violets et pourpres, sur les fonds vaseux du Bassin d’Arcachon.

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