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Le delta de la Leyre lors de sa formation

Représentation de la plaine des Landes de Gascogne

La marée sur les bordures du Bassin d'Arcachon

La formation du Bassin d’Arcachon

Le Bassin d’Arcachon a subi les mêmes influences, mais avec un résultat bien différent de ses voisins, les lacs médocains et landais. Les différents cours d’eau, obstrués par les sables sur le littoral, avaient des débits relativement faibles et facilement modulables, contrairement à la Leyre, une rivière landaise, qui profite d'un bassin versant plus important l'actuel Parc régional des Landes de Gascogne), lui permettant d'augmenter son débit. Elle a toujours réussi à trouver un exutoire vers l'océan Atlantique, en imposant ses eaux ferrugineuses au travers des sables, et en contournant les dunes avant d'affronter les vagues et la puissance de l'océan. La Leyre prend sa source près de Luxey dans le sud des Landes, à 80 kilomètres en amont. Bien avant l'histoire du Bassin, elle se jetait dans l'océan Atlantique plus au nord-ouest de l'actuel trait de côte, en suivant une faille tectonique apparue lors de la formation des Pyrénées. Cette faille est visible sur une carte topographique, par l'aspect rectiligne (dans la continuité de la Leyre) de l'actuelle côte nord-est du Bassin d'Arcachon.

Evolution geomorphologique du bassin La montée des océans va d'abord former un estuaire au niveau de l'embouchure de la Leyre. Les sables dunaires vont ensuite ralentir le débit de la rivière et gêner son écoulement. Les sédiments se déposent pour former des îlots, et la Leyre se divise en plusieurs bras. Petit à petit, l'estuaire de la Leyre devient un delta où la rivière se divise en plusieurs canaux, aujourd'hui appelés chenaux ou « estey ». Les dunes anciennes et modernes réussiront à détourner ces chenaux vers le Sud, sans jamais réussir à les obstruer. Son nouvel exutoire dans la mer traverse un large delta, puis s'oriente vers le sud en formant une courbe, au lieu de continuer vers le nord en direction de l'actuel Grand-Crohot. Les dunes naturelles laissées par l'océan ont commencé une amorce de presqu'île de sable sur la rive nord du delta, en direction du sud.

Une fois la transgression flandrienne terminée, et le trait de côte stabilisé, d'énormes quantités de sable se sont accumulées sur le plateau continental. Tout au long de notre histoire, d'autres sédiments, entraînés par la fonte des neiges, vont continuer de se déverser dans la mer, par la Dordogne, la Garonne et leurs affluents, à la sortie de l'estuaire de la Gironde, plus au nord du département.

Le Gulf Stream est un courant chaud qui arrive des Caraïbes, en remontant vers le nord, à l'ouest de nos côtes. Ce courant réchauffe nos latitudes et nous évite des hivers plus froids ; il engendre un courant compensatoire qui descend vers le sud , par opposition au courant chaud qui, lui, remonte. Ce courant côtier, appelé « dérive littorale », déplace en permanence vers le sud jusqu'à 750000 tonnes de sable par an, en réalimentant toutes les plages. Le littoral est ensablé tout au long de la côte formant un cordon de plages rectilignes; sauf au niveau de la Leyre, où la dérive littorale et la houle atlantique, n'étant plus amorties par les plages, se rencontrent et s'opposent à son delta. Le sable arrive en masse et se dépose contre les dunes modernes au nord du delta, pour former une barrière de sable qui s'allonge vers le sud, poussant l'exutoire de la Leyre qui tend à se courber. Cette langue s'agrandira et s'allongera tout au long de notre histoire, et deviendra, en trois mille ans environ, la presqu'île de Lège-Cap Ferret.

Bloc diagramme du Bassin d Arcachon Le Bassin d'Arcachon glisse légèrement vers le sud, sans jamais se boucher. Essentiellement constitué de sédiments, il est, dans sa globalité, en perpétuelle évolution. Le littoral bouge en permanence sous l'influence de l'hydraulique. Pendant que la presqu'île de Lège-Cap Ferret s'allonge, tout au long de notre histoire, l'Ile aux Oiseaux se détache progressivement de la rive sud du Bassin d'Arcachon, entre le XIIe et le XVIe siècle. Au Moyen Âge, les courants ont creusé et détaché une presqu'île au niveau de l'actuelle Arcachon sur la partie sud de la « petite mer de Buch »*. Cernée par les chenaux et brassée par les courants montants et descendants, cette « presqu'île d'Arcachon » s'est séparée du continent pour se retrouver au centre du Bassin.

Constituée aux deux tiers de vasières, l'Ile aux Oiseaux s'étend aujourd'hui sur près de mille hectares, à marée basse. Cet îlot, où une partie de la population locale attrapait des canards, à l'aide de grands filets, « les tatch », tendus horizontalement au-dessus des vasières, a vu quelques décennies plus tard les premières concessions ostréicoles s'installer sur son estran.

* Le Bassin d'Arcachon est une lagune ouverte sur l'océan Atlantique. Tout au long de l'histoire des hommes qui l'ont peuplée, elle aurait eu plusieurs appellations, dont voici quelques exemples: la "petite mer d'Ignac", le "havre d'Arcasson", la "petite mer de Buch" et la "mer d'Arcachon". Aujourd'hui, il est souvent appelé communément "Le Bassin", suite au phénomène de mode des premiers bains de mer à partir du début du 19ème siècle, notamment sur Arcachon.

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puce relative à la rubrique viséeLe Bassin aujourd'hui

Les différentes communes autour du bassin

Alios

Le Bassin d'Arcachon en représentation géomorphologique

Les vasières du Bassin d'Arcachon

Une nouvelle vue d'Alios