Dès 1826, avec l’arrivée,
sous le second Empire, de la bourgeoisie parisienne,
bordelaise et européenne, le Bassin d’Arcachon
a bénéficié du phénomène
de mode des premiers bains de mer. Plus tard, avec la mise
en place du chemin de fer, en 1841 et 1857, de nombreux
curistes, en traitement de maladies pulmonaires, vont
venir séjourner à Arcachon, sous «
les effluves balsamiques et térébinthacées
des Pins maritimes ». En plein essor de la nouvelle cité,
les princes, impératrices et ambassadeurs,
viennent découvrir la jeune ville d’hiver et les plages arcachonnaises.
Les autres villages, eux, continuent un quotidien rythmé selon les saisons
de pêche, de chasse et autres activités saisonnières; tandis
qu’Arcachon se développe considérablement et devient
indépendante de la Teste en 1860. Une quarantaine de villas s
e construisent dans la ville d’hiver et différentes
infrastructures, dont un casino, s’installent au cœur
d’Arcachon pour le bien-être de ses nouveaux visiteurs.
Le littoral se retrouve, en grande partie, aménagé et
construit, fixant le sud Bassin et les plages arcachonnaises. Ce qui
devait continuer à évoluer dans un certain équilibre,
au rythme des éléments naturels, se retrouve figé.
En parallèle, l’ostréiculture se développe,
et les vasières sont exploitées en concessions et parcelles
ostréicoles. Les parcs à huîtres sont positionnés
sur les vasières au bord des chenaux, protégés par des
« pîgnots » et
de la « brande ». Les courants
et les dépôts sédimentaires en sont alors quelque peu
perturbés ; l’hydraulique du Bassin d’Arcachon se modifie,
et s’adapte entre érosion
et sédimentation.
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