Les autres algues pluricellulaires
sont constituées de thalles (sans tige, ni feuille, ni racine), qui nous font souvent penser à des plantes aquatiques.
Aujourd’hui utilisées dans l’industrie moderne pour la fabrication de gels, de dentifrices, de produits de
beauté et alimentaires, les algues sont exploitées un peu partout sur la planète. On les ramasse, pour
l’industrie pharmaceutique, autour de certaines îles indonésiennes,
sur les estrans coralliens, à
l’aide de petits radeaux flottants. Souvent comestibles, elles sont pêchées sur la côte pacifique du
Chili où, après être mises en ballots, elles sont vendues comme condiments au bord des routes. En France,
pour faciliter l’accueil du tourisme estival, elles sont récupérées sur les plages ; elles peuvent
aussi être épandues comme engrais sur les cultures. De récentes études démontrent
leur qualité d’isolation dans la fabrication de matériaux de construction. Certains plats régionaux,
composés à partir d’algues, peuvent être proposés dans des restaurants.
Sur le Bassin d’Arcachon, les algues ne sont pas exploitées, contrairement à la Bretagne où
on récupère le goémon pour en extraire les produits minéraux. Ici, les algues
participent à la reproduction des différentes catégories d’animaux sous-marins.
Par les herbiers qu’elles forment à côté des plantes
aquatiques (zostères), elles offrent support et protection pour les différentes pontes, tout
en abritant la microfaune indigène. Consommées également par une partie de la faune
sous-marine, elles se positionnent à la base de la chaîne alimentaire, au même titre
que la zostère. Aux formes souvent très différentes, elles se placent en de multiples
endroits selon les espèces. Il existe trois grandes catégories, les algues vertes à
la chlorophylle apparente, les algues brunes, les plus grandes, aux pigments foncés,
et les algues rouges, souvent plus petites, mais toujours surprenantes. Les algues vertes, celles qui nous sont les plus
communes, se retrouvent souvent près de la surface ; parmi elles, certaines supportent même,
quelque temps, l’absence d’eau à marée basse.
Entéromorphes/Enteromorpha intestinalis, E. compressa, E. linza, Laitue de mer/Ulva lactuca, Cladophore/Cladophora rupestris, Spongomorpha arcta.
Varechs/Fucus spiralis, F. vesiculosus, F. serratus, Pelvétie/Pelvetia canaliculata, S. muticum.
Coralline/Corallina elongata, C. officinalis, Cryptopleura ramosa. Ceramium rubrum.
NB : Ne pas confondre, avec les algues, les plantes aquatiques comme la rupelle, les zostères, la posidonie (en méditerranée), ainsi que certains lichens positionnés sur les rochers (comme Caloplaca marina). Les lichens sont formés par la symbiose d’un champignon et d’une algue, dont l’un apporte la nourriture et l’autre la protection, ce qui leur permet ainsi de coloniser pratiquement tous les écosystèmes terrestres, dont les plus hostiles – steppes, toundras et déserts – où ils proposent parfois la seule nourriture disponible. Très sensibles à la qualité de l’air, les lichens sont de très bons indicateurs biologiques témoignant de l’absence de pollution atmosphérique ; ce qui nous rassure puisqu’ils sont relativement abondants autour du Bassin d’Arcachon.
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