Le sanglier, le plus facile à observer, laisse
les bords de routes ou les ronds points complètement
labourés après ses fouilles nocturnes.
Les chevreuils, lapins et lièvres sortent au crépuscule pour venir brouter
les graminées
sur le bord des chemins. La fouine, plus courageuse,
se rapproche des habitations, venant concurrencer les chats,
avec lesquels on peut la confondre en pleine nuit, quand elle
traverse furtivement les rues éclairées.
Le blaireau, lui, se balade bruyamment à la
recherche de toute nourriture disponible, malgré
son gabarit imposant et ses couleurs bariolées.
Le renard, plus discret, laisse seulement les traces de
son passage, car, à l’image de sa réputation,
il est plus difficile à surprendre. La redoutable martre,
très similaire à la fouine, mais légèrement
plus grande, est plus forestière et arboricole; il est difficile
de pouvoir l’observer, seuls les écureuils dont elle est
le principal prédateur en connaissent les effectifs.
Le putois, assez rare et beaucoup plus à l’aise
dans les zones humides, chasse les batraciens, de nuit ;
il se rapproche, par son mode de vie, du célèbre
Vison d’Europe, que l’on trouve davantage vers les
zones humides endiguées et les prés salés
du Bassin d’Arcachon. Il ne laisse à personne le
soupçon de sa présence, sauf pour le spécialiste
au regard averti. La belette, la « mignonnette » de l’équipe,
est tellement petite qu’elle peut se glisser dans un trou de mulot; elle est
si discrète que l’on oublie même son existence. La superbe genette,
de la famille des mangoustes, plutôt nocturne et arboricole, fuit les hommes,
dont elle était dépendante par le passé; cet ancien animal
domestique chassait les rats dans les châteaux à la fin du Moyen Âge.
La majestueuse loutre, plus aquatique, nous laisse parfois les traces de ses très
rares passages ; elle serait venue par le Bassin d’Arcachon, via la «
Réserve naturelle des prés salés d’Arès/Lège »
et le « canal des Etangs », depuis les lacs médocains.
De nombreux oiseaux animent les forêts, notamment à
la plage de Suzette sur Lanton ainsi qu’au Réservoir
de Piraillan sur la presqu’île de Lège-Cap
Ferret où, depuis 1998, une trentaine de couples de hérons
cendrés, et plusieurs couples d’Aigrettes garzettes (soixante en 2004),
sont venus les rejoindre et nicher aux sommets des pins. D’autres oiseaux,
plus discrets que les deux échassiers en nidification, se cachent dans
les bois. A partir du printemps, à l’annonce du coucou,
les éperviers, palombes et tourterelles animent les cimes de
la pinède; pendant que l’engoulevent d’Europe,
la chouette hulotte et la chouette effraie accompagnent tout au
long de la nuit les grillons et les courtilières, par leurs chants nocturnes.
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