Résistant à des vents jusqu’à cent
vingt kilomètres par heure, il encaisse les embruns
chargés de sable et de sel, lui brûlant les aiguilles
et déséquilibrant l’arbre. Il se défend
en adaptant sa croissance de façon à rééquilibrer
sa masse, et réoriente ainsi son port tout en cicatrisant
ses blessures. Ce phénomène appelé anémomorphose
est tout à fait caractéristique du Pin maritime, comme on peut
largement l’observer sur toute la frange littorale.
Lors de la plantation des premiers semis, nous avons vu que Brémontier
sema, aux côtés des pins, des graines de genêts et d’ajoncs,
en arrière dune. Les pasteurs, jusqu’alors, les brûlaient dans la
lande, pour favoriser la pousse des graminées, si appréciées des
troupeaux. Les genêts et les ajoncs sont des légumineuses; ils possèdent
la caractéristique de capter, au niveau de leurs feuilles, l’azote de l’air,
pour en faire des réserves de nitrate dans leurs racines.
Ce phénomène est
très propice pour élaborer et enrichir les sols pauvres en nitrate, comme le «
sable des Landes ». Une fois le sol fixé et engraissé,
toute une flore spécifique va venir coloniser la jeune pinède,
participant ainsi à former une forêt de protection.
Thèmes connexes :
La fixation des dunes et la révolution industrielle